Stress

On parle beaucoup du stress, et à juste titre, puisqu’avec le mal de dos et les troubles musculo squelettiques (auxquels, du reste, il est lié), il représente la première cause d’absentéisme au travail.Mais le stress, étant un phénomène inhérent à la vie elle-même, ne s’arrête pas là : on le retrouve à l’œuvre dans nos relations sociales et personnelles.

Est-il exact de dire que le stress est nuisible, et que nous devrions nous en débarrasser, dans la mesure du possible ? Rien n’est moins sûr ; éliminez le stress de votre existence, et constatez ce qu’il advient : vous n’avancez plus, vous vous retrouvez à l’arrêt. Au fond, comme en toutes choses, le stress est une affaire de plus et de moins : trop de stress, et l’on finit par en tomber malade, suite à un épuisement à la fois mental et organique ; pas assez de stress, et l’on végète, ce qui signifie que l’on a ni l’envie, ni l’énergie, pour avancer dans sa vie. Ah, cette voie du juste milieu, dont il est si difficile de se rapprocher !

Plutôt que de considérer le stress comme un ennemi juré, pourquoi ne pas apprendre à le connaître, c’est à dire à en retirer l’aspect positif tout en minimisant son impact morbide ?

Dans le livre intitulé « Stress et santé, gérer son stress pour vivre mieux », j’explique dans un premier temps en quoi consiste réellement le stress, ainsi que les effets physiologiques et psychiques qu’il provoque, lesquels dépendent essentiellement de la personne, de son caractère tout autant que de ses prédispositions organiques. En d’autres mots, l’impact du stress sur la santé consiste en une évaluation personnelle. Certains d’entre nous, témoignant d’un profil anxiogène – c’est-à-dire qui se font aisément du souci pour pas grand chose, qui prennent à cœur des évènements anodins, qui sont perfectionnistes vis à vis d’eux-mêmes, etc. – sont particulièrement exposés à l’aspect morbide du stress. Tandis que les autres, prenant davantage de recul sur la vie et les évènements auxquels ils sont confrontés, le subissent beaucoup moins. Et dans la réalité, la plupart des individus oscille dans une zone intermédiaire.

En ultime analyse, ce n’est pas le stress en tant que tel qui est en cause, puisqu’il est un phénomène naturel, mais la personne elle-même, considérée dans son ensemble.

Mais que peut-on faire, dans ce cas ? La méthode la plus efficace, celle qui solutionne le problème à la racine, c’est d’apprendre à mieux se connaître, de telle manière à déterminer quelle est sa marge de manœuvre, autrement dit quel est son quota d’adaptabilité et de résilience à l’égard du monde extérieur, avec tout ce que cela implique comme mises en situations et mises en relations.

Tout ceci et bien d’autres choses encore sont expliquées et décrites dans le livre.  Mais la thématique de la connaissance de soi et de ses rapports à la santé est abondamment développée dans la série de livres qui lui est consacrée – voir section 1.

 

ChirlivreStress et santé, gérer son stress pour vivre mieux